Mes questions : Bonjour Tristan, je te laisse tout d’abord te présenter en quelques mots.
Ses réponses : Bonjour Camille, je vais vers mes dix-huit années et m’oriente vers des études d’art et de littérature ; la psychologie, la philosophie sont des disciplines qui m’intéressent beaucoup et qui sont indissociables quant aux messages de mes photos. 

Comment t’es venu cet amour pour la photographie ?
J’ai toujours ressenti le besoin de m’exprimer à travers une forme d’art, et la photographie s’est révélée être un compagnon très adapté, puisqu’elle m’a permis d’allier le besoin d’aventure et d’expression. C’est la possibilité de me construire, de m’ouvrir l’esprit à travers la photographie qui je pense, m’attire beaucoup. A force d’escapades en forêt, d’observation, le regard s’aiguise, se transforme…

On peut remarquer que tu as un style bien à toi, qui relève un peu du fantastique, du merveilleux. Quelles sont tes inspirations premières, tes sources d’idées ?
Oui j’aime beaucoup cette idée de fantastique. C’est un genre dans lequel j’ai commencé à m’immiscer lorsque le cour des choses autour dans sa platitude parfois m’ennuyait. Avec le fantastique on se forge une bulle a soi, on laisse parler la voix en nous, sans censure, à l’écart du monde bruyant qui nous écrase parfois. Je suis inspiré sur le vif par des ambiances, des lieux qui m’émeuvent – quand il s’agit de projets j’ai l’esprit vif en soirée, je pense. 


Comment abordes tu ton travail ? Les séances que tu organises sont elles déjà préparées à l’avance, ou bien fonctionnes tu d’avantage au feeling ? 
J’ai généralement en tête les contours de mon projet que j’ai travaillé au préalable, l’idée est là, concrète, associe une ambiance ; des brides de pensées, mais une fois sur place je ne me braque pas et reste perméable à l’environnement qui m’influence. 

Comment choisis tu tes modèles ? 
J’aime les modèles qui n’ont pas froid aux yeux, qui s’amusent, qui plongeraient leurs mains dans la crasse, qui apprécient le lâcher prise, celles et ceux qui aiment voir leurs émotions et leur sens s’exalter, sans frein. J’aime des visages sans artifices, sauvages et recherche des modèles qui n’ont pas peur de s’affranchir de la laisse par laquelle la société nous maintient dans la retenue. Il y à la vie, et il y a la photographie. 


Quels sont les photographes qui t’inspirent ?
Tim Walker, Peter Lindberg, Paolo Roversi, David Hamilton, Eugene Meatyeard, Francesca Woodman, sont des photographes dont j’aime beaucoup le travail ! 

Y a t’-il des sujets qui te tiennent à cœur et que tu n’as pas encore abordé dans ton travail photographique ?
J’ai des projets qui dorment et qui attendent d’être travaillées, j’ai un tapis en décomposition sous mon lit, un grand seau de sable près de mon bureau… affaire à suivre ?



Si je te dis une musique ?
Dur, très dur ; la bande originale dans la scène finale de « Mulholland Drive », « Hurricane » de MS MR, « You show great spirit » de Prurient… C’est une torture d’en élire quelques unes ! 

Un voyage ? 
La Russie pour son atmosphère qui me fascine, ses profondes et froides forêts… 

Un réalisateur ? 
Andrei Tarkovsky.



Un poète ? 
Baudelaire, sans réfléchir.

Un mot pour la fin ? 
Merci beaucoup à toi d’avoir prêté attention à mes photos et à leur contenu, et que ceux qui seraient tentés par une aventure n’hésitent pas !

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